Orgasme Féminin
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[modifier] Définition
Chez la femme l’orgasme se définit comme l’ensemble de sensations très intenses et agréables qui marquent le climax du rapport sexuel, accompagnées de spasmes musculaires vaginaux et clitoridiens.
L'orgasme féminin se différencie de l'orgasme masculin en ce que sa période réfractaire est beaucoup plus courte et cela permet d'atteindre plusieurs orgasmes de suite, ce phénomène est aussi connu comme orgasme multiple.
[modifier] Étapes de l'orgasme
Lorsque la femme approche de l’orgasme, le clitoris en érection se retire sous le prépuce clitoridien, et les petites lèvres se gonflent et deviennent plus sensibles. Quand l’orgasme est imminent, le vagin diminue de volume, environ 30%, et se gorge de sang.
Les muscles utérins se contractent. Au moment même de l’orgasme, l’utérus, le vagin et les muscles du bassin subissent une série de secousses musculaires. La lubrification naturelle du vagin est alors intense. Après avoir éprouvé un orgasme, l’afflux de sang disparaît, ce qui fait que le clitoris sort du prépuce et diminue de taille, en moins de 10 minutes.
[modifier] Types d'orgasme féminin
[modifier] Orgasme vaginal et orgasme clitoridien
Scientifiques et sexologues se sont mis d'accord pour discriminer deux sortes d’orgasmes : vaginaux ou profonds et clitoridiens. Les orgasmes clitoridiens sont censés etre les plus jouissifs, étant donné les puissantes saccades musculaires qu’ils sont capables de déclencher. Pourtant, la grande majorité des femmes ne connaît que les orgasmes profonds puisque la stimulation du clitoris n’est pas toujours optimale lors d’un rapport sexuel.
L’idée que les orgasmes vaginaux féminins sont plus « matures » fut proposée par Sigmund Freud. En 1905, Freud affirmait que l’orgasme clitoridien était un phénomène adolescent, et que la réponse propre aux femmes adultes est l’orgasme profond ou vaginal (causé par le coït plutôt que par la masturbation).
Freud ne présenta pas de preuves soutenant cette théorie et les conséquences de sa mise en place furent désastreuses pour beaucoup de femmes.
En 1966, Masters et Johnson publient des recherches, très importantes, au sujet de la stimulation sexuelle. Leurs études, portant autant sur les femmes que sur les hommes, proposent d'établir les étapes physiologiques menant à l’orgasme ainsi que celles qui viennent après. L’une des conclusions fut que les deux types d’orgasme : clitoridien et vaginal suivent les mêmes étapes. Ces deux scientifiques soutiennent alors la thèse que la stimulation clitoridienne était la cause primaire de l’orgasme.
Une nouvelle approche de l’orgasme vaginal est élaborée dans les années 1980. Beaucoup de femmes rapportent que pour atteindre l’orgasme, il leur faut une stimulation vaginale concomitante à la stimulation clitoridienne.
De récentes recherches anatomiques signalent l’existence d’une connexion nerveuse entre les tissus intravaginaux et le clitoris, ainsi qu’un trajet nerveux différencié entre le clitoris et le vagin.
Ajouté à l’évidence anatomique démontrant que le corps interne du clitoris est beaucoup plus grand que l’on ne croyait, ce fait pourrait expliquer pourquoi les femmes ayant subi l’excision du clitoris, pouvaient aussi atteindre des orgasmes clitoridiens.
[modifier] L’éjaculation féminine
Par stimulation de leur point G, certaines femmes sont capables d’expulser un liquide plus ou moins abondant, il s’agit de l’éjaculation féminine, phénomène plus connu comme « femmes fontaines ».
Le liquide en question est produit par les glandes de Skene (appelées parfois prostate féminine) et son émission peut coïncider ou pas avec l’orgasme.C'est en cela que l'éjaculation féminine se différencie de l'éjaculation masculine.
Les études modernes semblent signaler que le liquide éjaculatoire féminin facilite la survie et la fécondation des spermatozoïdes donc les possibilités de fécondation.





