Éjaculation Précoce
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[modifier] Définition
L’éjaculation précoce, aussi appelée éjaculation prématurée se définit comme la survenue involontaire de l’éjaculat (ou du liquide éjaculatoire) lors des étapes initiales du rapport sexuel.
Selon les chiffres officiels, en France, plus de 30% de la population masculine souffre, ou déclare avoir souffert, de ce trouble sexuel et sept personnes sur dix qui consultent un sexologue présentent une éjaculation précoce.
L’éjaculation précoce constitue une dysfonction sexuelle à forte base psychologique et, chez les éjaculateurs précoces, le point de non retour, c'est-à-dire le moment d’imminence orgasmique peut se produire dès que la partenaire caresse le pénis ou, dans des cas extrêmes, rien qu’en le touchant. L'éjaculation précoce peut s'accompagner ou non d'orgasme.
[modifier] Physiologie de l’éjaculation
L’éjaculation se déroule en deux phases : la première phase ou phase pré-expulsive se produit lorsque le sperme est mis en tension dans les voies génitales masculines. Cette phase est perceptible par l’homme en question et, dans la plupart des cas, est réversible.
La deuxième phase dite expulsive se caractérise par l’expulsion du sperme. Elle est irréversible et incontrôlable et une fois qu’elle est déclenchée l’éjaculation se produit irrémédiablement.
[modifier] Causes
Les causes de l’éjaculation précoce sont, dans leur ensemble, psycho-comportementales et découlent des facteurs suivants :
- La pratique de la masturbation avec une fréquence anormalement élevée (acquise par exemple, durant l’adolescence) et dans le seul but d’évacuer le sperme et de soulager la tension sexuelle.
- Survenue d’une forte tension émotionnelle durant l’acte sexuel, incontrôlable et involontaire.
- La peur de l’échec ou de ne pas être à la hauteur des exigences de la partenaire et le stress associé à ces craintes.
- Des conflits relationnels sous jacents avec la partenaire, qui provoquent une éjaculation prématurée qui représente l’agressivité envers la partenaire (les conflits sous jacents sont transférés à la sphère psycho-sexuelle)
Les causes organiques sont très rares mais signalons, toutefois que les infections urinaires et la phimosis (impossibilité ou difficulté de découvrir le gland) peuvent provoquer des épisodes isolés d’éjaculation prématurée.
[modifier] Fréquence de l’éjaculation précoce
Ce trouble sexuel survient d’abord très épisodiquement, mais il a tendance à se faire de plus en plus fréquent, et la probabilité de se répéter à chaque rapport devient de plus en plus forte. Finalement, la peur de répéter l’épisode sera à elle seule capable de provoquer la répétition de l’éjaculation précoce à chaque tentative de rapport sexuel.
[modifier] Répercussions au niveau du couple
L’éjaculation précoce provoque, chez l’homme, un sentiment de frustration et de honte. Il ne se sent plus performant et de cela découle une dévalorisation de sa propre image et de son estime de lui-même.
La partenaire, quant à elle, peut se sentir coupable et croire que cette démotivation résulte d’un manque d’attrait physique pour elle.
Dans un cas comme dans l’autre la survenue de l’éjaculation précoce (en l’absence de traitement) peut provoquer un manque de communication irréversible et entraîner la rupture définitive du couple.
[modifier] Traitement
Étant donné sa nature multifactorielle, il n’y a pas de remède miracle pour traiter l’éjaculation précoce. En général, après avoir consulté un professionnel (médecin, sexologue ou psychologue), le patient est, dans la plupart des cas, soumis à une thérapie visant à corriger les comportements anormaux qui l’obligent à répéter le cercle vicieux de l’éjaculation prématurée.
Les seules thérapies efficaces (connues à ce jour) pour pallier à ce trouble sont les thérapies dites : comportementales et cognitives, qui s’appuient sur la pratique d’exercices de relaxation, et de respiration.
Ces thérapies ont pour objectif principal d’évacuer le stress et de récréer la sensation de bien-être interne de chaque consultant.
Tout au long du traitement, l’appui de la partenaire est primordial pour empêcher les rechutes et les abandons de traitement (parfois l’anxiété pousse les patients à ne plus assister aux séances d’exercices).





