Le préservatif
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[modifier] Définition
Le préservatif (appelé aussi capote) est un étui contraceptif, mince et souple, imperméable au sang et aux sécrétions vaginales et péniennes. Cet étui, correctement utilisé lors des relations sexuelles, est le seul dispositif contraceptif évitant à la fois, les maladies sexuellement transmissibles (MST) et une éventuelle grossesse.
Le préservatif est aussi nommé condom, du mot allemand Latexkondom, ou en langage familier capote ou capote anglaise.
Il existe 2 types de préservatif : le préservatif masculin et le préservatif féminin.
[modifier] Le préservatif dans l’histoire
Il paraît que les préservatifs sont utilisés depuis la nuit des temps, des étuis péniens en peau de gazelle, et même en os, ont été retrouvés dans des grottes comme la grotte de Combarelles (Dordogne), mais son usage contraceptif est peu probable. On pense plutôt à une fonction décorative ou vestimentaire.
Le préservatif, utilisé à des fins prophylactiques, naquit en l’an 3 000 avant JC. Les soldats égyptiens voulant se protéger des maladies vénériennes à l'aide de boyaux de mouton. Par la suite, le préservatif deviendra aussi un moyen de contraception, et il sera fabriqué en papier de soie huilé, en soie ou en velours.
Le préservatif a été interdit à plusieurs reprises au cours de l’histoire, accusé de favoriser la débauche. Le premier préservatif en caoutchouc apparaît en 1880, produit par la compagnie de pneumatiques Goodyear Tire & Rubber. Il est lavable après usage et garanti cinq ans.
[modifier] Efficacité des préservatifs
L'efficacité du préservatif utilisé dans la prévention des MST est peu connue et varie beaucoup en fonction des études et des pays.
Cette efficacité oscille, selon les études disponibles, entre 60 et 96 % environ .Une méta étude, menée en 1993, conclut à une réduction du risque de 69 % ; une autre étude menée en 1994 donne 87% en moyenne (entre 60% et 96%). Les études en question signalent néanmoins un certain manque de fiabilité de leurs propres mesures.
D’autres études scientifiques ont montré aussi qu'une part non négligeable de ce manque de fiabilité provient souvent d'une mauvaise éducation concernant le port du préservatif. La principale problématique mise en avant reste surtout celle d'une pose inadéquate du préservatif et d'une mauvaise connaissance sommaire du dispositif. En voici quelques exemples :
- Problèmes d’ordre mécanique (déchirures, fissures microscopiques laissant passer les sécrétions)
- Utilisation de préservatifs ayant dépassé leur date d’expiration
- Utilisation de gels gras ou huileux rendant le matériel poreux et caduc
- Manque de lubrifiant (y compris pendant des rapports vaginaux peu lubrifiés) surtout pendant des rapports anaux
Voici d'autres exemples de mauvaise utilisation pendant des rapports génitaux ou anaux (plus dangereux) :
- Le préservatif est trop large et ne tient pas en place
- Le préservatif est trop petit ou trop fin (rapports anaux, surtout) et peut se fissurer
- Présence de bulles d'air entre la verge et le préservatif mal déroulé, cela provoque des craquements
- Le non respect de la poche de réserve peut aussi être à l'origine d'éclatements locaux et minuscules mais dangereux
- L’utilisation de deux préservatifs en même temps provoque la déchirure des deux préservatifs
[modifier] Perméabilité des préservatifs
Les études sur la perméabilité réelle du matériel n'ont pas encore été réalisées et leur fiabilité est aussi douteuse étant donné les intérêts financiers des entreprises qui fabriquent le produit, qui ne facilitent pas le travail des scientifiques et ne fournissent pas les données nécessaires ou ne les laissent pas vérifier les conditions de fabrication.
Son efficacité en tant que contraceptif est mieux connue. L’indice de Pearl d’un préservatif va de 2 à 15 % d'échec pour le préservatif masculin et de 5 à 25 % d'échec pour le préservatif féminin.
