Bonjour. Je remercie le blog sexualité de m’avoir permis de raconter mon histoire. Je m’appelle Clito et je suis un vieil ami des femmes depuis la nuit des temps mais ce n’est que récemment qu’on m’a découvert. On m’a pris pour un petit pénis, on a nié mon existence, j’ai été banni par les religions mais me voilà, toujours debout, prêt à rendre témoignage de mon parcours.
Puis, un dénommé Hippocrate a dit de moi que j’étais l’organe du plaisir féminin mais continuait à me comparer avec le pénis, un cousin lointain auquel je ressemble beaucoup.
J’ai été oublié chez les romains, qui malgré leur goût pour le sexe et les orgies ne m’accordaient aucune importance et, vu que la société était plutôt phallocentrique, c’était mon cousin pénis qui faisait la vedette… J’ai été obligé d’attendre plusieurs siècles pour avoir un nom car, pendant le moyen âge, les femmes ne pouvaient pas me toucher ni me caresser sous peine d’être accusées de luxure, un péché grave à cette époque-là.
J’ai été proscrit par l’inquisition et par les pasteurs protestants de Genève qui m’ont associé au diable, punissant sans pitié les femmes qui témoignaient d’un amour trop violent pour moi.
Certains sorciers de la renaissance m’attribuaient des pouvoirs magiques et un rôle important dans la fertilité. Ils recommandaient à leurs clientes de m’enduire d’huile aromatique pour devenir plus fertiles ou bien, pendant la grossesse, pour assurer la bonne santé de leurs enfants.
Le temps s’écoulait et je n’avais pas encore un nom. C’est finalement Realdo Colomb (sa famille se spécialisait en grandes découvertes, tout comme son cousin Christophe) qui m’a découvert en 1559 et il m’a baptisé Clitoris (Clito pour les amis).
En me donnant un nom, Clito, les italiens ont aidé à ma reconnaissance officielle partout en Europe, où, soit par pudeur, soit pour ne pas porter atteinte aux bonnes mœurs, on avait plutôt tendance à m’ignorer.
Depuis lors, toujours sous le nom de Clito, mon influence et ma réputation n’ont cessé de croître auprès des femmes et aussi des hommes, qui, sachant que j’étais le siège du plaisir et de la jouissance, faisaient de leur mieux pour me plaire. C’est alors que j’ai été introduit au sein de la société, où j’ai connu pas mal de monde : notamment Madame Langue et Mesdames Les Lèvres (qui, heureusement, ne m’ont plus quitté depuis lors).
Et voilà, à travers pas mal de siècles et après d’innombrables péripéties et tours du destin, je me suis fait connaître tout autour du monde. Je vous remercie d’avoir lu mon témoignage.
Votre dévoué : Clito
Au début mon existence était reconnue et acceptée tant bien que mal. Pour les grecs anciens j’étais d’abord un petit pénis car pour eux la femme était mal formée par rapport à l’homme, ayant les mêmes génitaux que ce dernier mais en petit.
Jeudi 21 août 2008 par charme







quelle vie!
c'est très sympa
quelle vie!
c'est très sympa
Pas mal l'idée dela ptite histoire, et instructive historiquement ^^
Pas mal l'idée dela ptite histoire, et instructive historiquement ^^
Intéressant, même la culture est amusante sur Charme.com
reellement bien la description du plaisir de la langue de l homme