Woody Allen a dit: “Être bisexuel, ça double les chances d’avoir un rendez-vous le samedi soir”. Derrière de ce privilège certain, que signifie être bisexuel? Quelle analyse peut-on porter sur cette identité sexuelle double? Et tout d’abord qu’est-ce que la bisexualité?
On peut définir la bisexualité comme une capacité à désirer des personnes de l’un ou l’autre sexe, d’avoir avec elles des relations sexuelles et/ou amoureuses. Dans la théorie la bisexualité correspondrait au degré trois de l’échelle de Kinsey.
0: Hétérosexualité exclusive
1: Prédominance hétérosexuelle, expérience et/ou fantasme homosexuel
2: Prédominance hétérosexuelle, homosexualité occasionnelle
3: Bisexuel sans préférence
4: Prédominance homosexuelle, hétérosexualité occasionnelle
5: Prédominance homosexuelle, expérience et/ou fantasmes hétérosexuel
6: Homosexualité exclusivement
Donc tout être humain porterait en lui une composante hétérosexuelle et une composante homosexuelle. Celles-ci se dosent diversement d’une personne à l’autre, il est impossible d’établir des catégories sexuelles étanches. De plus, s’ajoutent à l’acte sexuel, les questions de sensibilité et d’affectivité qui varient en fonction de l’âge et de la position sociale, complexifiant davantage les choses.
On parle souvent de bisexualité de transition, à l’âge adolescent ou même plus tard, avant que le sujet ne se fixe sur l’un ou l’autre sexe.
On parle de bisexualité fantasmatique, mais le passage à l’acte ne se faisant jamais.
Une spécificité prétendue de la bisexualité est l’infidélité. Logiquement, quelqu’un qui aime les deux sexes simultanément doit avoir deux aventures simultanées!
C’est évidemment plus compliqué que cela, puisqu’une personne bisexuelle peut aimer une femme, puis un homme, puis une femme à nouveau.
La bisexualité n’induit aucunement la simultanéité, comme un homme qui aime autant les brunes et les blondes n’est pas obligé d’aimer deux femmes en même temps pour être pleinement satisfait.
Alors cette bisexualité est-elle innée ou pas, fait-elle partie de notre patrimoine génétique?
Sur le point historique, la bisexualité est fortement présente pendant l’Antiquité, elle semble même être la norme.
Alexandre le Grand montra l’exemple, puisque le nom de son amant Hephaïstion est resté à travers les siècles. La bisexualité romaine est l’orientation sexuelle “normale”.
Si l’on observe la bisexualité et son acceptation dans les différentes sociétés à travers l’Histoire, il apparaît qu’elle est universelle.
Dans la plupart des sociétés connues, les gens ont montré des degrés variables de bisexualité, sans que ce comportement ait été jugé anormal. La plupart des relations bisexuelles étaient attachées soit à une période de la vie (comme au Japon), soit à un troisième genre (comme en Asie centrale).
Physiologiquement, chez les hominidés, dont l’être humain, le comportement sexuel n’est plus un comportement de reproduction, mais devient un comportement érotique.
Au cours de l’évolution, l’importance et l’influence des phéromones sur le comportement sexuel ont diminué au détriment du système hormonal de récompense qui est devenue dominant.
Chez l’être humain, le but du comportement sexuel n’est plus le coït vaginal en vue de la reproduction mais la recherche des plaisirs érotiques.
Pour ces raisons, on observe que quasiment tous les primates ont des activités bisexuelles et de masturbation.
Dans les sociétés sexuellement libérales, les enfants et les adolescents ont des activités bisexuelles.
Toutes ces données suggèrent qu’il existe une tendance naturelle et significative, donc innée, à la bisexualité chez l’être humain. Ce comportement serait inscrit dans les gènes et se transmettre de génération en génération.
Alors pour quelles raisons la bisexualité n’est-elle pas plus généralisée?
La bisexualité pourrait ne pas être inscrite dans les gènes mais faire partie du domaine de l’acquis.
Tout d’abord les études montrent que chez les primates les actes sexuels avec des partenaires du même sexe sont très codifiés par la structure et la hiérarchie du groupe. La sexualité est un moyen de cimenter le groupe, d’affirmer la hiérarchie et de régler les conflits.
Dans les sociétés sexuellement libérales, les adolescents abandonnent majoritairement la bisexualité en passant à l’âge adulte.
L’Antiquité fut une période apparemment favorable à la bisexualité masculine. L’histoire de la bisexualité féminine est difficile à établir, dans la mesure où les diverses sources nous renseignent presque exclusivement sur les relations entre hommes.
Mais cette bisexualité antique est toujours marquée d’un aspect de subordination hiérarchique et d’un poids culturel important.
La bisexualité romaine répond à une loi étrange: Le comportement moral suppose qu’un homme libre doit être actif, c’est-à-dire être celui qu’il pénètre. En conséquence, les esclaves et tous ceux qui ne sont pas romains, hommes et femmes, enfants, sont à la disposition de leurs maîtres.
La société Grecque de l’Antiquité, où la femme avait une position inférieure à l’homme, l’amour le plus désirable était homosexuel. L’hétérosexualité était dévalorisée, les épouses servant à avoir une descendance légitime et une gardienne fidèle au foyer.
Une fois adulte, l’homme mûr peut avoir des relations homosexuelles avec des hommes plus jeunes qu’il courtise comme lui-même a été courtisé pendant son adolescence, mais il est mal vu d’exclure toute relation avec les femmes.
La bisexualité devient, sous l’influence des religions monothéistes, aussi maltraitée que l’homosexualité, et confondue avec elle, puisqu’on pense qu’un bisexuel ne peut être qu’un homosexuel honteux.
Depuis, il n’y a guère eu de changement. La bisexualité affirmée, surtout si elle est masculine, est assez peu comprise.
D’un point de vue psychologique, Freud fera de la bisexualité originaire de l’homme l’un des fondements de la sexualité: “Tous les individus humains, par suite de leur constitution bisexuelle et leur hérédité croisée, possèdent à la fois des traits masculins et des traits féminins”.
Les personnes bisexuelles peuvent avoir des relations simultanées ou monogamiques en série avec des partenaires de sexe masculin et féminin, ou pratiquer la chasteté. La bisexualité se réfère aux désirs et au concept de soi, pas nécessairement au comportement.
On parle ici de bisexualité psychique et non de bisexualité de comportement.
Je vais mettre en clair. Le concept de soi est l’état permettant la représentation où la différenciation de l’individu dans une entité collective.
On pourrait comparer ça à la période d’adolescence qui permet de se forger une personnalité.
Ce qui pourrait expliquer les hésitations pendant l’adolescence avant que le sujet ne se fixe sur l’un et/ou l’autre sexe en se conformant ou pas aux usages culturels. Ce passage par une phase de bisexualité, même fantasmée, permettrait de se construire une sexualité.
Alors cette bisexualité est-elle inscrite dans nos gènes? Est-elle uniquement un passage obligé pour l’affirmation de l’orientation sexuelle?
Comme vous vous êtes peut-être rendus compte, cet article n’est pas de ma plume. C’est une contribution envoyée gentiment par Phill. Si vous voulez envoyer vous aussi vos billets coquins écrivez-moi à natacha.charme@gmail.com

Ou un logo : 


pour moi la bisexualité n’existe pas, bref, si t’es un mec qui se tape un mec, t’es homo point final.
Tu vois perso je suis bisexuelle, j’ai autant attirance pour les hommes que pour les femmes et pourtant je ne me sens absolument pas homosexuelle.
J’ai l’impression que tu te laisses emporté par des préjugés.
Comme la plus part des mecs, qu’une femme soit bi c’est normal voir souhaitable mais qu’un homme soit bi c’est inconcevable.
Bizzzz
Marie
coucou morito, bien sur que la bisexualité existe, on ne peut pas être aussi catégorique que ça! il faut laisser un peu la place à la diversité de goûts et de plaisirs…
désolé morito mais la sexualité existe!!!
je suis d’accord avec l’article
Il ne faut pas coinfondre “homosexualité” et “bisexualité” J’ai rencontré plus d’une femme qui se partageait selon son envie entre des relations F + F ou F + H. C’esy au gout de chacun ! Je n’ai jamais été attiré par un homme, j’ai toujours préféré les femmes, c’est peut être pour assouvir ce penchant que je suis devenu libertin
, multipliant les relations libres de toute contrainte
.
ça c’est un mensonge, les gens qui se croient bi se mentent à eux-mêmes, qu’ils assument qu’ils sont homos et ils verront que ça va bien comme ça. Il faut s’accepter tel que l’on est avant de prétendre que les autres nous tolèrent.
Donc BI = HOMO je suis désolé mais c’est comme ça.
Selon toi on est soit hétéro où homo et bi ça n’existe pas
Tu es super réducteur question sexualité.
La bisexualité existe bien c’est une troisième possibilité d’orientation sexuelle, et bi =/= homo
Un bon film à voir qui a pour sujet la bisexualité masculine, C.R.A.Z.Y. est un film québécois réalisé par Jean-Marc Vallée.
Non seulement c’est un très bon film mais il te permettra de voir la bisexualité d’un autre œil.
Beaucoup de bisexuels ne se sentent pas véritablement à leur place ni dans la communauté gay ni dans le monde hétérosexuel.
A+++
Phil
j’ai vu ce film-là oui c’est quatre frères et le titre du film est composé des quatre prénoms
oui morito, apprend à ne pas juger les autres je te conseille ce film!!!
je ne juge pas, je suis RÉALISTE !!!
regarde mon commentaire plus bas madame ”je sais tout”
Salut,
pour une fois qu’on ensemble on va contribuer a deux pour répondre a ce sujet :
Julie : au début j’étais exclusivement hétéro et avec le temps et des expériences lesbiennes je suis devenue bisexuelle car j’aime autant les hommes que les femmes.
Ingrid : moi j’ai toujours étais bisexuelle dès le début j’avais même parfois un copain et une copine en en même temps ! je ne me suis jamais demandé si j’étais hétéro, lesbienne ou bisexuelle …
je suis bisexuelle c’est un fait et je le vie parfaitement !
- Julie & Ingrid -
Kikou
La bisexualité existe bien, nous avons des amis.
Le problème de la bisexualité dans le couple, est-ce que l’un va accepter les relations de l’autre. Autant mette les choses au point au départ. Peu d’hommes acceptent cette relation.
Chez nous, nous avons pas ce problème, notre orientation est unique. Nous aimons les filles.
exactement
avoir des amis soi disant bi ne prouve rien
c’est plutôt toi qui est réducteur et pour il n’existe que des couples hétéros ou homos
Si on devient hétéro ou homo avec l’âge, j’attends ce moment. Je suis bi aussi et bien que j’ai fini par l’accepter, je le vis toujours plutôt mal… Quand je suis en couple avec une femme, les hommes me manquent et inversement… Et vu que je suis profondément monogame, il est hors de question de tromper mon copain pour combler ce manque.
J’ai toujours pensé que c’était réducteur de penser que le spectre des orientations sexuelles se réduisait à trois possibilités. Dans la vraie vie, c’est toujours plus compliqué que « homo-bi-hétéro, rayez la mention inutile ». Chacun a des fantasmes très différents, et chacun a sa complexité propre.
L’échelle de Kinsey est déjà un peu meilleure de ce point de vue. Ça me permet d’être un peu plus clair dans mon orientation, puisque je suis entre 1 et 2 sur cette échelle.
Mais il est évident que les comportements homosexuels ne sont pas, ou du moins pas uniquement liés à des facteurs génétiques, puisqu’ils réduisent la probabilité de transmettre ses gènes. C’est probablement largement acquis (ce qui ne veut PAS dire que c’est un choix conscient. Pas du tout)
Excellent apport ”El Loco” même en précisant trois orientations sexuelles hétero, bi ou homo, cela me semble complètement réducteur comme pensée… très bien dit !!
oui déjà, pourquoi avoir une appelation pour chaque orientation sexuelle? vive la liberté sexuelle!!
ah oui? voyons si ton mec te dit qu’il se tapé une teub…je voudrais bien voir ta réaction
Tu serais pas du genre, supportère d’équipe de foot toi?
Le genre plein de préjugé qui aimerait bien que sa copine se tape une autre nana pour pouvoir tringler les deux mais qui ne conçois pas la même chose pour un homme.
Marie
si mon copain a ”les couilles” de m’avouer ça sur son passé, je serais fière de lui…
je ne suis pas homophobe mais je trouve que morito a raison je ne me vois pas être à coté d’un mec qui a testé des pratiques homo….