L’air climatisé est en panne. La sueur s’écoule sur mon front et sur mes mains. Je ne peux pas travailler comme ça. Je demande à mes collègues d’ouvrir la fenêtre mais ils refusent parce qu’il y a du vent.
Quels cons. Je sors quelques minutes dans le couloir, histoire de me changer les idées. Mes copines de boulot sont chacune dans son bureau et je n’ai pas d’amies pour causer.
Quelle corvée. Je voudrais bien allumer une cigarette mais le coin fumeur est au premier étage.
Je pense au dossier Matignon qui m’a occupée pendant toute la matinée et je déteste ces avocats qui me font bosser comme une esclave.
Je regarde la montre et il est quinze heures vingt. Je marche jusqu’à l’autre bout du couloir pour ouvrir une fenetre car la chaleur est vraiment étouffante.
Soudain, quelqu’un sort d’un bureau derrière moi et ferme la porte. Il marche derrière moi et j’entends ses chaussures claquer sur le plancher ciré.
Je me retourne pour voir qui c’est et je n’en crois pas mes yeux. C’est un joli brun, de petite taille mais bien foutu. Il sourit et ses dents blanches contrastent avec sa peau foncée et ses yeux bleus éblouissants.
Je lui souris et le vois disparaitre dans l’ascenseur. Mes yeux le suivent et je me retrouve toute seule dans le couloir, comme une imbécile.
Mon coeur bat très vite et je réalise que je viens de mouiller ma culotte. C’est la première fois que ça m’arrive spontanément et je reste toute confuse, sans savoir quoi faire.
Je ne peux m’empêcher de penser à la masturbation que je ferai chez-moi, en pensant à ce joli mec, hyper beau à mon avis.
Soudain je lève les yeux. Les filles du bureau d’en face rient et me signalent du doigt. D’accord, je pense, je suis devenue la risée de toute l’entreprise.
Je reviens dans mon bureau et j’ai un message dans ma boite de réception. C’est Cécile qui me dit : le bogoss s’appelle Francis et travaille au cinquième étage, dans la division de marketing.
Pendant la pause de seize heures trente, je quitte mon bureau et monte au cinquième étage. Je cherche le joli mec qui m’a fait craquer en passant rapidement en revue tous les bureaux, avec le regard.
Il n’est pas là, dommage. Je m’apprête pour partir et le voici, qui rentre dans l’un des bureaux en sortant des toilettes.
Je fais semblant d’arranger des papiers et, en plaçant mon appareil photo sur la table d’un collègue absent, j’appuie sur la touche rouge. Click.
Avec cette photo volée je suis revenue chez-moi et me suis masturbée pendant toute la soirée. Voilà, c’est l’anecdote la plus coquine que j’ai à vous raconter.
Merci Natacha de publier mon histoire et ma photo, que j’ai prise chez une amie.
Marisa, 25 ans, célibataire, Paris
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Vendredi 26 juin 2009 par charme







Merci pour cette confession coquine, c'est chaud !!
Super, Marisa ! Ah, si nous les hommes savions tout ce qui se passe dans vos têtes … ou ailleurs… Merci !!! Superbe final !
Ah si tu savais tout ce qui se passe dans la tête d'une fille….enfin….
Justement on ne sait pas… mais grâce à ces confessions, on apprend. La vérité est que l'on sait mais ça fait plaisir "quelque part" de le lire….
Tu as raison. Sinon, Marisa, j'aimerais bien connaitre la suite de cette histoire, si suite il y a