Nadia sourit et m’encourage à continuer. Je viens de raconter une blague entre amies, on se réunit tous les vendredis soir pour s’amuser et se détendre un peu. Ça fait déjà deux mois que j’ai rompu avec Allan et on profite pour se voir plus souvent. Je suis un peu nostalgique ce soir mais bon c’est normal après six ans de relation.
On est assises dans le séjour, près de la fenêtre pour profiter de la vue sur le port. Il fait chaud. Cécile et Nadia occupent le canapé et moi un petit fauteuil juste en face. Et au milieu nous avons placé en étalage tout ce que j’avais de boissons alcooliques à la maison. Il faut qu’on s’amuse tant qu’on est jeunes, c’est ce que me dit toujours ma mère et cela n’est pas du tout faux…
Soudain les lumières de plus en plus nombreuses de la ville me rappellent qu’il fait nuit.
Cécile me demande son sac à main car elle est déjà en train de partir. C’est dommage car on ne se voit pas souvent et je tiens beaucoup à notre amitié. Je lui prie de rester mais en vain, elle doit se lever de bonne heure demain, je la comprends.
Nadia s’offre pour arranger un peu les choses tandis que j’accompagne Cécile en bas. Elle est si gentille Nadia, je la connais depuis le secondaire et on n’a jamais perdu le contact. Je la trouve plutôt belle, avec ses cheveux frisés et ses yeux bleus éblouissants. Je me rappelle qu’Allan aimait la regarder et faire des commentaires sur la couleur de ses yeux que je détestais au début. Mais avec le temps je m’y suis habituée car il était comme ça.
Je suis de nouveau dans l’appartement et surprends Nadia en train de rire toujours de ma blague. Quel compliment ! car je me crois si mauvaise en la matière… La nuit est superbe, je m’assieds un peu tandis qu’elle vide la table, je lui dis de s’asseoir mais elle fait mine de ne pas m’entendre et continue toute seule.
J’allume une cigarette et reste comme ça un moment, à regarder son va-et-vient incessant qui m’apaise et sur lequel je suis concentrée. Le temps passe si vite qu’elle a déjà fait la vaisselle et m’interpelle d’une voix douce et charmante.
Je me lève et m’excuse pour ma fainéantise. Elle sourit, et en mettant un doigt sur mes lèvres me fait signe de me taire. « Je dois partir ma chère » dit-elle d’un ton fatigué. Je l’invite à rester, et de me faire un peu compagnie comme l’on faisait quand elle vivait avec moi au campus.
Elle ne se fait pas prier et cette idée de passer la nuit ensemble comme dans le bon vieux temps nous excite visiblement. Elle me dit de chercher les vieux albums photos tandis qu’elle prend une douche chaude. Super ! Je vais préparer aussi un thé pour nous aider à contrecarrer un peu les effets de l’alcool.
Les copines d’abord Nadia ! Les copines d’abord, me répond-elle visiblement émue. Nous nous embrassons, emportées par la joie, et le parfum sucré de ses cheveux me fait rêver un instant. Je me sens si vivante, si jeune à côté d’elle.
Je laisse mes rêveries pour après car il faut trouver ces vieux albums, je m’assieds sur mon lit pour les chercher sur la bibliothèque, avec la musique de fond de la douche…Ça y est !! je les ai trouvés !
Je ne peux pas attendre Nadia pour les feuilleter car mon anxiété l’emporte. Page sur page, je me retrouve avec mes copains , mes amies d’hier, et soudain une vieille photo de Nadia posant en bikini. Je me rappelle de cet été-là à Saint-Tropez. Elle n’a presque pas vieilli depuis lors et conserve cette taille de guêpe et ces petites fesses musclées que les mecs aimaient tant.
Je passe ma main sur la photo, pour chasser la poussière et ne peut m’empêcher de suivre la silhouette parfaite de son dos avec mon doigt. Tout en la caressant je remémore notre étreinte de tantôt dans la salle pour recréer son parfum si doux…
J’imagine l’eau qui descend doucement sur son corps, en parcourant chaque recoin, le creux de ses seins, son petit nombril si mignon, ses hanches délicates, se fesses fermes et son sexe rasé. Je ne censure pas mes pensées, je me laisse aller, car ça me fait un bien immense.
Je n’avais jamais pensé à une femme avant, mais Nadia c’est différent, c’est une nana pas comme les autres, elle est unique au monde. Et sur ces pensées je fais un nouveau voyage imaginaire jusqu’au creux de ses bras où je voudrais m’endormir.
Quelque chose s’est éveillée en moi mais je ne sais pas ce que c’est. En tout cas, ces souvenirs semblent avoir réchauffé mon cœur. Soudain, je réalise que l’eau de la douche ne tombe plus.
Je reste un instant paralysée de peur qu’elle ait vu ce que je viens de faire, elle pourrait mal interpréter tout ça…Je n’ose même pas l’appeler craignant qu’elle soit partie, déçue de moi. Je ne peux que prononcer son nom, à voix très basse, plusieurs fois de suite.
Et juste au moment où je vais me lever pour voir ce qui s’est passé, deux bras humides entourent mon torse et une voix que je connais très bien me chuchote doucement à l’oreille.
Vendredi 13 juillet 2007 par charme






c’est chaud ces copinettes
c’est chaud ces copinettes
ils sont chaudes les femmes entre elle
ils sont chaudes les femmes entre elle