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Nuit de fievre au campus

Nuit de fievre au campus


Il est tard, Judith se couche après une nouvelle journée fatigante. Elle a mal partout mais se sent plutôt bien, l’activité régulière lui garde les idées claires et une certaine insouciance la nuit venue. Voilà maintenant deux semaines qu’elle a fait sont entrée dans l’internat de Sainte Catherine, proche de la capitale. Elle partage sa chambre avec Sophie et Clara, deux filles âgées d’à peine un an de plus et, elle doit bien l’avouer elle-même, fort charmantes.

  

nuit de fievre au campus

  


-Bonne nuit Judith ! Fais de beaux rêves !

  

C’est Sophie qui vient de sortir de la douche. Ses longs cheveux noirs humides lui descendent jusqu’aux reins, elle porte comme simple apparat une chemise de nuit en soie blanche à travers laquelle Judith devine ses deux seins au galbe généreux, qui suscitent chez elle un peu de jalousie féminine ainsi qu’une certaine excitation pas tout à fait avouée.

  

-Oui, tu as intérêt à te coucher tôt, si tu veux tenir le rythme de première année…

  

Clara, elle, lit à plat ventre sur son lit, les deux chevilles croisées en l’air, portant juste une culotte grise. Elle contraste beaucoup avec Sophie, avec ses cheveux blonds coupés au carré, ses yeux verts et son corps athlétique.

  

Judith se surprend ainsi à beaucoup observer ses semblables depuis son arrivée à Sainte Catherine car elle n’est pas habituée à voir d’autres êtres humains nus. Ce n’est ainsi pas étonnant qu’elle se sente soudain aussi troublée par cette promiscuité avec des jeunes filles de tous horizons.

  

Bien au chaud sous ses couvertures, elle repense à sa journée, plus particulièrement à cette émotion étrange devant la poitrine incitante de sa camarade. Elle ne se souvient pas avoir ressenti cela auparavant et ne parvient pas à mettre un mot dessus. Elle y repense distraitement, croit-elle, pourtant elle est en émoi ; sa gorge est sèche, son corps devient comme fiévreux. Cette sensation de chaleur lui rappelle les longues siestes chez-elle, en province, où elle restait haletante sous ses couvertures, en train de se caresser à tous les recoins.

  

Elle se revoit au cours de gymnastique. Dans les vestiaires après, avec toutes les filles de sa classe enlevant leurs trainings trempés de sueur pour se rendre nues, sans aucune gêne dans les douches communes. Elle se souvient de la vapeur, de cette ambiance humide où son regard, tel l’eau coulant des pommes de douche, allait à sa guise le long des corps de ses amies, glissant le long des courbes et dans les creux intimes. Elle ressent encore cette même eau brûlante sur son dos, caressant tantôt ses fesses rebondies, tantôt se frayant un passage entre les vallons de sa poitrine jusqu’à l’intérieur des ses cuisses.

  

La chaleur se fait de plus en plus suffocante. Elle finit par sortir la tête de sous sa couverture pour boire un peu d’eau.

  

Toute les lumières sont éteintes, seule la lune dans le ciel éclaire maintenant la pièce. Elle a dû sans s’en rendre compte dormir plusieurs heures.

  

Tout semble d’abord calme, pourtant elle entend des lointains murmures, comme des gémissements. C’est alors qu’en regardant plus attentivement, elle distingue d’étranges ombres dans le coin de la chambre. Elle tend discrètement la tête pour y voir plus clair et distingue alors ses deux camarades de chambres se mêlant à des acrobaties très suspectes. Elle croit reconnaître la forme de Sophie allongée dans le lit de Clara tandis que cette dernière semble se tenir au dessus d’elle mais dans le sens opposé. Judith se dit que son imagination lui joue des tours, pourtant ces mouvements langoureux, ces respirations bruyantes et petits rires étouffés rendent cette vision bien réelle.

  

Elle n’ose pas sortir de son lit pour aller vérifier d’elle-même, pourtant cet émoi profond l’empêche de simplement se rendormir. Toute captivée par le spectacle, ses mains commencent à parcourir son corps avec une frénésie montante. Elle n’a pas vraiment conscience de ce qu’elle fait, assouvissant juste son instinct elle trempe ses doigts dans la cuvette bouillante de son désir au milieu de secousses et de gémissements. Peu à peu elle ne perçoit plus les ombres, elle ne s’occupe que d’elle-même et de ce plaisir immense qui la prend et qui lui coupe chaque fois plus la respiration.

  

Elle finit par se réveiller le matin dans ses draps détrempés de sueur. Clara est à la douche tandis que Sophie se brosse les dents.

  

-AAh, enfin debout ? Dépêche-toi ou tu vas être en retard !

  

Que s’est il passé ? Etait-ce un rêve ? Pas le temps d’y réfléchir maintenant, mais l’esprit curieux de Judith aura beaucoup de temps à dévoiler les doux mystères de cette nouvelle vie qui commence.

 

 
 Jeudi 14 juin 2007 par charme
 
 
 

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