Le cours d’aïkido c’est chaud

Le cours d’aïkido c’est chaud

 Mercredi 27 juin 2007 par Charme   Pour Pervers

Voilà, c’est vendredi soir. Comme à chaque fin de semaine, je me rends dans le petit dojo à l’est de ma commune afin d’y enseigner et pratiquer l’art secret de l’aïkido. Ce faisant, je passe en vélo devant la maison de Cecilia; sera-t-elle là ce soir? Cette jolie Italienne qui a emménagé il y a peu dans notre quartier est avec moi et Ahmed, un gars de 2 ans notre cadet qui pratique depuis presque aussi longtemps que nous et que je considère comme mon propre frère, la seule jeune à avoir atteint le grade de premier Kyu, soit un avant la ceinture noire.

  

le cours d'aikido c'est chaud

  

Tous les autres membres du club sont soit des vieux baroudeurs âgés de 35 ans pour les plus jeunes, soit des enfants de la « nouvelle génération » de 5 à 12 ans. C’est précisément du cours de ceux-là qu’Ahmed, moi et nouvellement Cecilia nous chargeons quand nos études nous le permettent avec la confiance de notre maître Senseï Mermoud, sorte de Français élevé par les moines de Kyoto.

  

L’air doux de mai me caresse la nuque tandis que je descends la pente qui mène vers la petite salle. J’aperçois dans le tas de chaussures à l’entrée avec un frisson de jubilation les bottes de Cecilia; je ne vais pas donner le cours tout seul ! C’est que moi aussi je n’ai pas toujours habité là, et depuis mes débuts je n’ai jamais plus pratiqué avec quelqu’un de mon âge et de mon niveau. Elle a depuis sa toute jeunesse pratiqué un style relativement différent de notre école, nos confrontations sont toujours un enrichissement mutuel.

  

C’est ainsi dans cette oscillation permanente entre collaboration et défi que nous entraînons nos petits samouraïs. Les enfants dans leur innocente clairvoyance s’en amusent et quand vient le moment du dos à dos - technique de combat libre au sol dérivée du judo – ils nous forcent à faire une petite démonstration.

  

Je sens contre mon dos et nos kimonos légèrement trempés de sueur la peau douce et délicate de Cecilia. Ses longs cheveux électrifiés me chatouillent la nuque, ses omoplates appuient contre moi au rythme de ses lentes respirations. J’inspire à mon tour profondément pour me laisser envahir par son odeur délicieuse ; printanière et légèrement sucrée. Ces effluves pénétrant mes poumons sont un contact intime avec son corps et son esprit à nu. J’imagine son petit sourire espiègle, montrant un calme assuré mais laissant présager la machine de guerre sauvage qu’elle deviendra d’ici quelques secondes.

  

Je la devine même faisant un clin d’œil à quelques disciples féminins ; il n’en faut jamais beaucoup pour relancer l’éternelle guerre des sexes. Comme cette technique est d’autant plus sa spécialité, je crains de décevoir les jeunes préadolescents comptant sur moi pour assurer un quelconque pouvoir machiste. Mais tout ceci reste sur un ton léger, ce ne sont évidemment pas les valeurs que nous prônons ici bas.

  

Toujours à moitié en extase je tente de me préparer mentalement au combat imminent tandis que le jeune le plus gradé nous donne le départ.

  

-3, 2, 1, AJIME !
En une fraction de seconde Cecilia et moi faisons volte-face, les instincts félins ont pris le dessus, plus de place pour une quelconque pensée rationnelle, Cecilia bondit sur moi le regard brillant. L’esquivant, vif comme l’éclair, je lui saisis un bras pour tenter de l’immobiliser par derrière. Ce faisant, je lui saisis la taille et la serre fort contre moi, je sens alors ses deux fesses bien rondes qui appuient contre le bas de mon ventre pour se dégager.

  

L’indécent kimono est si fin qu’il ne me cache, tactilement du moins, aucun détail de son incitante anatomie. Un peu gêné par la situation et la tournure qu’elle pourrait prendre je relâche quelque peu mon étreinte, c’est alors que la jeune combattante me surprend en m’accrochant avec sa jambe et en se mettant à tourner, me renversant ainsi violemment contre le sol. Nous relevant tous deux et nous saisissant par les avant-bras, nous tentons diverses techniques d’immobilisation sous les encouragements joyeux des enfants.

  

Le principe étant d’utiliser tout le poids de son corps, nous faisons à force de prises et de contre-prises plusieurs tours contre les tatamis, amusés comme deux enfants se roulant dans l’herbe, le désir et la douce euphorie en plus. Son parfum et le contact de sa peau sucrée sont comme une drogue et je perds peu à peu le désir de me défendre au profit d’un autre désir qui l’emporte et qui me trouble. C’est ainsi qu’elle me crochète à nouveau avec ses jambes puissantes, m’enserre la taille comme un étau et m’appuie au sol les mains sur mes épaules.

  

Je ne peux plus rien faire, je ne vois qu’elle au dessus de moi, ses cheveux flottant autour de ses yeux noirs hypnotiques, un sourire vainqueur mais néanmoins complice. Et tandis que les enfants acclament ou huent selon leur préférence propre, je sens toujours son entrejambe appuyer contre l’os de mon pubis, et Cecilia qui semble vouloir prolonger cet instant encore un peu, pour le plaisir de la victoire ou pour autre chose je ne peux en juger.

  

Plus tard dans la soirée, après une heure trente supplémentaire de cours avec les adultes et tandis que tous sont sortis prendre l’apéritif dehors, je m’en vais prendre une douche bien méritée. Toujours dans cette douce béatitude et cette sensation de soif fiévreuse je me dirige dans les vestiaires et entend l’eau couler du côté de la douche des filles. Il ne reste plus que Cecilia et cette pensée me fait remonter un peu plus cette émotion passionnée, ce mélange d’odeurs et de sensations physiques qui à force me rendent complètement dingue.

  

Je m’approche de la porte, pris par l’envie de regarder dessous, ou de la franchir directement en oubliant complètement la réalité. Puis, soucieux de rester gentleman et parce qu’il serait trop bête de perdre cette complicité rare, je me ravise.

  

Engaillardi par cette dure décision, je me déshabille sans ménagement pour pénétrer dans la douche des hommes qui comme son nom l’indique se trouve dans le vestiaire des hommes.
Je n’en crois pas mes yeux : Cecilia est là, entièrement nue. La voilà qui enclenche la douche devant moi et fait couler l’eau bouillante sur nous deux. Avec le sourire excité et inquiet de quelqu’un qui tente un coup de poker, elle me lance un clin d’œil, et avec son accent délicieux, elle me chuchote à l’oreille, cachée par le bruit de l’eau:
-Je t’attendais…

 
 
 
 

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Une inconnue me suce bien a fond

oui en effet c'est une situtation très particuliere mais excitant récit

il y a 13 heures Jump to

Charme 76p

Salut Onizuka, bienvenue sur notre blog :)

il y a 15 heures Jump to

onizuka

MDR le con comment dirais-je... il s'est bien fait bais" xD

il y a 16 heures Jump to

oh là là, c'est chaud :) (ah si ma soeur lisait ça...)

il y a 18 heures Jump to

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superbe récit Erick j'ai ADORÉ

il y a 21 heures Jump to


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