Deux lèvres coquines dans le noir |
Encore une journée bien remplie, tout le monde a déjà quitté le bureau mais j’ai encore un tas de boulot à faire. L’horloge sonne neuf heures et demie du soir. Je n’ai pas sommeil mais je ne peux pas non plus continuer à bosser, il faut que je rentre à la maison. Je sors du bâtiment et l’air chaud me rappelle qu’il fait beau, comme pendant tous ces jours-ci. Un vent léger vient frapper ma joue tandis que je parcours le parking en quête de ma voiture. Peu à peu je me rends compte que je ne suis pas si fatigué que ça, faut-il que je profite de la nuit qui ne fait que commencer ?…
Je respire profond pour emplir mes poumons de cet air guérisseur de la ville nocturne. Soudain quelque chose attire mon attention, je viens de passer devant un cinéma tout particulier, je fais marche arrière et m’approche pour mieux le voir. Il a toute l’allure d’un endroit porno, où des films explicites sont diffusés.
J’en ai entendu parler mais je n’ai jamais eu le temps d’y aller. Je cherche en vain les films à l’affiche, il n’y a aucune affiche visible à l’extérieur excepté un panneau en néon disant : ciné bêta. La curiosité me ronge, c’est décidé : j’y vais.
Après avoir poussé la porte d’entrée je vois un guichet et je demande au garçon qui est là de me renseigner un peu. Il sourit (à cause sûrement de mon ignorance en la matière) et confirma que tous mes soupçons étaient vrais. Que faire ? Puisque je suis là je fonce et pénètre dans la salle.
Au milieu du noir j’ai du mal à voir les sièges que je reconnais en les tâtant, l’atmosphère est assez chaude. Une fois assis je peux me concentrer sur le film, une asiatique en pleine affaire avec deux mecs dans un raffut de cris et de gémissements. Au début tous mes sens sont annulés par le volume du son et la lueur trop forte de l’écran, mais petit à petit je commence à réaliser que quelque chose de particulier se déroule autour de moi. Les silhouettes des autres spectateurs se détachent de plus en plus clairement du fond noir. Il fait chaud.
Près de moi il n’y a personne, mais quelques sièges à ma droite, j’aperçois un mec qui semble avoir de petites secousses qu’il transmet aux autres sièges, de temps en temps sa respiration monte et je peux l’entendre pousser de petits cris entrecoupés. Je crois comprendre ce qui se passe mais je doute, il fait trop noir.
Soudain je vois se lever une tête, il y avait une femme à côté de lui, les cheveux tout défaits. Elle reprend haleine, et lui chuchote quelque chose à l’oreille qui le fait rire. J’ai l’impression qu’ils parlent de moi et je fais semblant de m’occuper du film, je les entends toujours chuchoter à côté de moi. C’est bizarre mais il y a quelque chose qui m’allume. Je ne sais pas exactement ce qui me prend mais j’ouvre la fermeture de mon pantalon pour laisser sortir mon sexe, déjà tout palpitant.
Je m’attarde à le manipuler exprès pour qu’ils réalisent ce que je fais…Je ne me reconnais plus moi-même à ce jeu. Il fait de plus en plus chaud. Soudain je sens un parfum tout féminin qui se répand et m’envoûte, et peu après une main se pose délicatement sur la mienne. Elle est là. J’ai l’impression qu’on n’aurait rien à se dire…et je n’ai pas tort car deux lèvres mordillent déjà mon oreille tandis qu’une main coquine prend doucement mon sexe.
Elle appuie sa poitrine généreuse contre mon épaule et j’ai la fièvre qui monte. Mes mains ne se retiennent plus, je veux toucher ces attributs fermes et rebondis dont elle se sert pour me frôler si coquinement.
Je suis au top de l’extase, j’ai la légère l’impression qu’on nous regarde mais je m’en fous. Soudain elle se lève, et je la perds de vue. Il fait noir et je tâte les deux sièges à côté de moi. Mais où est-elle ? Elle répond aussitôt au moment où ses deux lèvres charnues se mettent à sucer mon sexe très goulûment.
Par contre rien de concret ne me tente et je me dis qu’il vaut mieux rentrer chez-moi et me reposer. On verra. Je roule déjà dans ce labyrinthe citadin qui offre des distractions pour tous les esprits et des aubaines pour tous les désespérés. Que c’est beau la nuit, avec tous ces panneaux de néon et ces nanas sexy qui se dandinent toujours au coin des rues, avec leurs sacs à main en cuir luisant et leur talons aiguille…
